L'été 2003 fut le plus chaud en Europe depuis 500 ans

 

WASHINGTON (AP) - L'été meurtrier de 2003, qui a fait plus de 19.000 morts
en Europe dont 15.000 rien qu'en France, pourrait être le plus chaud qu'ait
connu le Vieux Continent depuis 500 ans, affirme une nouvelle étude publiée
dans la revue Science.

"Si l'on considère l'Europe dans son ensemble, ce fut de loin l'été le
plus chaud", souligne Jurg Luterbacher, climatologue à l'université de
Berne, en Suisse, et principal auteur de l'étude. Le Pr Luterbacher et son
équipe ont analysé l'évolution des températures en Europe de l'an 1500 à nos
jours. Les mesures les plus anciennes sont des estimations basées sur des
mesures indirectes comme des marques sur les troncs d'arbre et des
échantillons géologiques. Après 1750, les relevés de température se sont
généralisés sur le continent.

Le deuxième été le plus chaud durant ce demi-millénaire a eu lieu en 1757.
Il a été suivi par une tendance au refroidissement qui s'est poursuivie
jusqu'au début du 20e siècle. L'été 1902 a ainsi été le plus frais de toute
la période. A partir de 1977, les relevés montrent "un réchauffement
exceptionnellement fort et sans précédent", avec une hausse moyenne de la
température de 0,36 degré par décennie.

"L'été 2003 a dépassé les températures estivales de 1901 et 1995 en Europe
d'environ deux degrés", souligne l'étude. "En tenant compte les incertitudes
(dans la méthode d'analyse), il apparaît que l'été 2003 a très probablement
été plus chaud qu'aucun autre depuis 1500."

Des températures record ont été recensées dans la plupart des grandes
villes européennes, la barre des 38 degrés ayant souvent été franchie. Selon
les chiffres compilés par l'agence Associated Press (AP), la vague de
chaleur serait à l'origine de la mort de plus de 19.000 personnes en Europe,
ce qui en fait un des phénomènes climatiques les plus meurtriers depuis un
siècle.

C'est en France que la canicule a fait le plus de victimes, avec un bilan
estimé à 14.802 morts. Elle a également affecté les récoltes, provoqué des
feux de forêts et contribué à la fonte des glaciers. M. Luterbacher souligne
que certains glaciers se sont rétrécis de 50% en un siècle en Europe et
certains champs glaciaire ont perdu 10% de leur masse au cours du seul été
2003.

En haute altitude, la hausse des températures fait désormais fondre le
pergélisol, sol qui reste normalement gelé toute l'année. Des bâtiments, des
ponts et des routes sont ainsi menacés par des fondations instables,
souligne le chercheur.

Et les choses pourraient empirer. Des études prédisent que si la tendance
au réchauffement se poursuit, l'Europe pourrait connaître des étés comme
celui de 2003 une année sur deux d'ici la fin du siècle, avertit le Pr
Luterbacher.

Le chercheur relève que les hivers sont également plus chauds. L'étude a
montré que les températures moyennes hivernales et annuelles en Europe ont
été les plus élevées depuis 500 ans dans la période 1973-2002.

L'étude n'a pas recherché la cause du réchauffement. Mais selon d'autres
climatologues, elle conforte le scénario d'une hausse des températures
mondiales liée aux gaz à effet de serre produits par l'activité humaine.

http://fr.news.yahoo.com/040304/5/3oemb.html

Science: www.sciencemag.org

 

Maintenant le Pentagone avertit Bush:
le Pentagone avertit Bush:
le changement climatique nous détruira".


The Observer

Un rapport secret annonce des insurrections et la guerre nucléaire
La Grande-Bretagne deviendra « sibérienne » en moins de vingt ans
La menace sur la planète est bien supérieure à celle du terrorisme

Mark Townsend et Paul Harris, à New York,
Dimanche 22 Février 2021-02-23 The Observer (l'Observer)

Dans les vingt prochaines années, le changement climatique pourrait provoquer une grande catastrophe entraînant la perte de millions de vies au cours de désastres naturels et de guerres…

Un rapport secret, mis sous silence par les chefs de la Défense américaine, que l'Observer a réussi à se procurer, avertit que de grandes villes européennes seront englouties par la montée du niveau des mers et que la Grande-Bretagne sera plongée dans un froid sibérien d'ici 2020. Conflit nucléaire, sécheresses monstres, famine et vastes émeutes éclateront de par le monde.

Le document prédit qu'un brusque changement climatique pourrait mener la planète au bord de l'anarchie générale, dès le moment où des pays déploieront leurs arsenaux nucléaires pour défendre ou se procurer les ressources en nourriture, en eau et en énergie en voie de diminution. La mise en péril de la stabilité mondiale éclipsera largement la menace terroriste, disent les quelques experts dans le secret.

« La vie se caractérisera par des conflits et des perturbations continuels, conclut l'analyse du Pentagone, encore une fois, la guerre dominera la vie des hommes. »

Ces conclusions s'avèrent plutôt humiliantes pour l'administration Bush qui a constamment nié jusqu'à l'existence du changement climatique. Certains experts ont dit qu'elles seront d'une lecture alarmante pour un Président qui a toujours fait de la défense nationale une priorité.

Ce rapport a été commandé par un important conseiller de défense auprès du Pentagone, Andrew Marshall, qui a exercé une emprise considérable sur le mode de pensée des militaires américains depuis trois décennies. Il était derrière la grande réforme récemment lancée sous le secrétaire de la défense Donald Rumsfeld, en vue de transformer l'armée états-unienne.

Le changement climatique « devrait sortir du débat scientifique pour devenir un sujet de sécurité nationale des Etats-Unis » déclarent les auteurs, Peter Schwartz, consultant à la CIA et ancien responsable du planning à la Royal Dutch/Shell, et Doug Randall de Global Business Network en Californie.

Un scénario imminent de changement de climat catastrophique est « plausible et mettrait en cause la sécurité des Etats-Unis à un degré tel qu'il faudrait immédiatement le prendre en considération », concluent-ils. Dès l'année prochaine, des inondations dues à la montée du niveau des mers provoqueraient un grand bouleversement pour des millions de personnes.

La semaine dernière, l'administration Bush a été prise à partie par un aréopage de scientifiques respectés qui lui reprochaient de tirer de la science ce qui peut servir son programme politique et de supprimer les recherches qui ne lui conviennent pas. Jeremy Symons, un ancien tireur de signal d'alarme de l'Agence pour la protection de l'environnement (EPA), dit que la suppression du rapport depuis quatre mois montre encore une fois que la Maison Blanche essaye d'enterrer la menace du changement climatique.

Cependant, des climatologues de haut rang croient que leurs conclusions pourraient bien être l'élément déclencheur qui forcera Bush à considérer le changement climatique comme un phénomène réel et effectif. Ils espèrent également convaincre les Etats-Unis de rejoindre les accords mondiaux pour réduire l'allure du changement climatique.

Un groupe d'éminents savants britanniques se sont récemment rendus à la Maison Blanche afin de donner à entendre leurs craintes sur le réchauffement planétaire, ceci faisant partie d'une action qui va en s'intensifiant pour mener les Etats-Unis à prendre la question au sérieux. Certains informateurs ont indiqué à l'Observer que des officiels américains ont paru particulièrement sensibles au problème quand ils ont entendu des critiques touchant à la position publique de l'Amérique qui paraît de plus en plus déphasée.

L'un d'eux a même cité un cas où la Maison Blanche avait écrit un courrier se plaignant de certains commentaires attribués au professeur Sir David King, premier conseiller scientifique de Tony Blair, parce qu'il avait qualifié la position du Président sur cette question d'indéfendable.

Parmi les scientifiques présents aux entretiens de la Maison Blanche, se trouvait le professeur John Schellnhuber, ancien conseiller en chef pour l'environnement du gouvernement allemand et responsable du plus remarquable groupe de spécialistes du climat du Royaume Uni, au Centre Tyndall pour la recherche sur le changement climatique. Il a déclaré que les craintes ressenties au sein même du Pentagone pourraient bien faire pencher la balance et persuader Bush d'admettre le changement climatique.

Sir John Houghton, ancien directeur général de l'Office météorologique - et premier haut responsable à avoir comparé la menace du changement climatique à celle du terrorisme - a dit : « si le Pentagone envoie ce genre de message, alors c'est un document véritablement important. »

Bob Watson, directeur scientifique de la Banque Mondiale et ancien président du Comité intergouvernemental sur le changement climatique, a ajouté que les sinistres avertissements du Pentagone ne pourraient pas être ignorés plus longtemps.

« Bush peut-il ignorer le Pentagone ? Il est très difficile d'anéantir ce genre de document. C'est extrêmement embarrassant. Après tout, l'unique et la plus grande priorité de Bush, c'est la défense nationale. Loin d'être un groupe de libéraux farfelus, Le Pentagone d'une manière générale est conservateur. Si le changement de climat représente une menace pour la sécurité et l'économie nationales, alors il se doit d'agir. Il y a deux groupes que l'administration Bush a tendance à écouter, le lobby pétrolier et le Pentagone » a ajouté Watson.

« Vous avez un Président qui dit que le réchauffement global est un canular, et sur l'autre rive du Potomac, vous avez un Pentagone qui se prépare à des guerres climatiques. Il est assez effrayant de voir Bush se mettre à ignorer son propre gouvernement sur la question. » a dit Rob Gueterbock de Greenpeace.

Selon Randall et Schwartz, la planète porte déjà un plus grand nombre d'habitants qu'elle ne peut en nourrir. D'ici 2020 les manques "catastrophiques" d'approvisionnement en eau et en énergie deviendront de plus en plus difficiles à surmonter, plongeant la planète dans la guerre. Ils nous avertissent qu'il y a 8.200 ans les conditions climatiques ont entraîné de vastes pertes de récolte, la famine, la maladie et le déplacement massif de populations, ce qui pourrait bientôt se reproduire.

Randall a indiqué à l'Observateur que les conséquences possibles d'un brusque changement climatique créeraient un chaos généralisé. « C'est quelque chose de déprimant, a-t-il dit, c'est une menace pour la sécurité nationale qui est exceptionnelle, car il n'y a aucun ennemi sur lequel braquer nos armes et nous n'avons aucun contrôle sur cette menace. »

Randall a ajouté qu'il était déjà probablement trop tard pour empêcher un désastre de se produire. « Nous ne savons pas exactement où nous en sommes dans le processus. Cela pourrait commencer demain, et nous n'en saurionspas plus pour les cinq années à venir » a-t-il dit.

"Les conséquences du changement climatique pour certains pays sont incroyables. Il paraît évident que la réduction de l'utilisation des combustibles fossiles vaudrait la peine."

Selon Watson, les scénarii du rapport sont si dramatiques qu'ils peuvent s'avérer déterminants lors des élections américaines. Le candidat démocrate favori, John Kerry, est connu pour admettre que le changement climatique est un réel problème.Les scientifiques désillusionnés par la position de Bush sont passés à l'offensive pour s'assurer que J. Kerry se servira du rapport du Pentagone dans sa campagne.

Le fait que Marshall soit derrière ces amères conclusions facilitera la cause de Kerry. Marshall, 82 ans, est une légende du Pentagone, qui dirige dans l'ombre un groupe de réflexion consacré aux risques pesant sur la sécurité nationale, appelé le Bureau d'évaluation nette. Surnommé "Yoda" par les initiés du Pentagone qui respectent sa vaste expérience, il passe pour être à l'initiative du développement des missiles de défense balistique au Ministère de la défense.

Symons, qui a quitté l'EPA (Environmental Protection Agency/ Agence pour la protection de l'environnement) en signe de protestation contre les ingérences du politique, a indiqué que la suppression du rapport est un exemple de plus de la manière dont la Maison Blanche tente d'enterrer tout signe du changement climatique. « Encore un autre exemple de la raison pour laquelle ce gouvernement devrait cesser de s'enfouir la tête dans le sable à propos de cette question. »

Symons a indiqué que les liens étroits entre l'administration Bush, le secteur de l'énergie à haute puissance et les compagnies pétrolières, étaient essentiels pour comprendre pourquoi le changement climatique a été accueilli avec tant de scepticisme au Bureau ovale. « Cette administration refuse l'évidence afin de ménager une poignée de sociétés dans le secteur de la haute énergie et du pétrole » a-t-il ajouté.

"Now the Pentagon tells Bush : climate change will destroy us" by Mark Townsend and Paul Harris in New York The Observer (Sunday February 22, 2004) Source : www.guardian.co.uk/climatechange

Traduction bénévole du rezo des Humains Associés : JQS & RI, PR
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Reproduction de cette traduction autorisée, usage équitable seulement, sous couvert de la mention suivante :

Traduction des Humains Associés : www.humains-associes.org/cgi-bin/ikonboard/ikonboard.cgi ? ;act=ST ;f=9 ;t=628

 Un rapport commandé par le Pentagone
provoque un tohu-bohu en Europe,

par Keay Davidson (San Francisco Chronicle)

25 février 2004 - San Francisco Chronicle

Un rapport commandé par le Pentagone provoque un tohu-bohu en Europe (voir l'article paru in l'Observeur de Londres, NDLR), mais un nouvel âge glaciaire est peu probable, affirment les auteurs de l'étude.

Un rapport de deux futurologues de Bay Area commandé par le Pentagone a déclenché un brouhaha international sur les possibles désastres dus à un changement climatique. Mais les deux auteurs ainsi que des officiels militaires ont affirmé que l'étude avait été mal interprétée par les médias et les environnementalistes.

Le Pentagone a payé 100 000 $ pour ce rapport rédigé par Peter Schwartz et Doug Randall, d'Emeryville, qui examinent les cataclysmes possibles, allant de désastres liés à la pêche, à des vagues de froid sibérien en Europe ou à la rupture des digues de la rivière Sacramento, qui transformerait la Californie du nord en mer intérieure.

Les échos de ce rapport a rendu furieux ceux qui, parmi les Européens, accusent depuis longtemps le gouvernement des Etats-Unis de trainer les pieds pour arrêter les émissions par ses industries de gaz à effet de serre, comme le gaz carbonique.

Dimanche, le journal "London Observer" titrait : "Le Pentagone avertit Bush : le changement climatique peut nous détruire" et annonçait dans le sous-titre : "Un rapport secret annonce des émeutes et une guerre nucléaire" et aussi : "l'Angleterre sera "sibérienne" avant 20 ans".

Sur le site de l'organisation internationale écologiste Greenpeace, un titre s'adresse au Pentagone : '"Alerte rouge concernant un réchauffement mondial", et : "le temps de la destruction massive due au climat est plus menaçant que celle du terrorisme".

Les médias aux États-Unis ont appris l'information en début de semaine. Il en a résulté des titres comme celui d'un quotidien de Sacramento : « Le Pentagone avertit d'une nouvelle ère glaciaire ».

Tout ceci embarrasse les fonctionnaires du Pentagone et Schwartz, plus connu comme co-auteur en 1999 du livre « La Longue Prospérité » qui esquisse un tableau tout en rose de la future économie mondiale.

Gros problème : les futurologues d'Emeryville et les officiels du Pentagone précisent avec insistance que les projections effrayantes et retentissantes du rapport sont hautement improbables et très peu vraisemblables, ainsi que l'a dit Schwartz mardi. Pointant du doigt l'Observer pour sa critique, Schwartz a souligné que le rapport « n'est pas un rapport secret supprimé, pas plus que la prédiction d'une fatalité imminente... Ils ont tout faux ».

Schwartz et Randall n'ont fait qu'étudier le pire scénario des évènements possibles, hautement improbables mais qui, s'ils se produisaient, seraient catastrophiques, en particulier pour leur impact sur les opérations militaires américaines, "les évènements à probabilité faible ont un impact élevé", comme il est coutume de dire dans le monde de la futurologie.

Aussi peu probables que soient ces évènements, de telles études présentent un intérêt, selon Schwartz, autant d'intérêt qu'aurait pu avoir une étude menée dans les années 90 sur la possibilité, apparemment hautement improbable, que quelqu'un cherche à détruire le World Trade Center en le faisant percuter par deux avions.

Malheureusement, la distinction entre prévision et faits hautement improbables a échappé à la partie la plus hystérique de la presse d'actualités, d'après le lieutenant colonel Dan Hetladge, porte-parole du Pentagone. "Une tempête dans un verre d'eau", a-t-il commenté, narquois, mardi.

Ce qui s'est passé, a-t-il expliqué, c'est qu'un fonctionnaire du Pentagone de 82 ans, Andrew Marshall, directeur du bureau du département de la Défense chargé du bureau d'évaluation nette, a donné son accord pour payer les 100 000 $ du rapport du groupe d'Emeryville. Marshall est un ancien de longue date au département qui "a travaillé pour tous les secrétaires de la Défense depuis (James) Schlesinger", dans les années 70, a ajouté Hetladge.

"Il est le "Yoda" du Pentagone, le sage vers qui nous nous tournons quand nous avons à réfléchir à de grandes choses", a commenté Hetladge.

Il ne s'agit même pas d'un rapport du Pentagone au sens strict du terme. Cela ne constitue pas une position officielle du département de la Défense ou un rapport annuel, dirigé par des scientifiques ou des experts militaires. En réalité, le travail effectué par Schwartz et Randall -ni l'un ni l'autre ne sont des spécialistes de l'atmosphère- est une étude basée sur des travaux que de véritables scientifiques, spécialistes de l'atmosphère, ont produits.

Schwartz, 57 ans, dit avoir consulté avec Randall, au cours de l'élaboration de leur étude, "neuf éminents climatologues". Il a refusé de les nommer.

Marshall n'a pas pu être joint par téléphone mardi et il n'a pas été possible de déterminer pour quelle raison il a choisi la firme d'Emeryville pour réaliser l'étude, plutôt que, par exemple, un organisme de climatologie ou une université.

Schwartz a une licence en ingéniérie aéronautique et astronautique, il a travaillé par le passé chez SRI international à Menlo Park et a déjà géré le service du planning de la Royal Dutch/Shell à Londres. Il y a dix-sept ans à Emeryville, il a fondé avec le futurologue Stewart Brand -un ancien de la Bay Area - la société Global Business Network, un "think tank" (une pépinière d'idées) dont le site en ligne publie des articles tels que : « Ce que les stratèges peuvent apprendre de Sartre ».

Le site Web présente Randall comme un ancien maître de recherche à l'école Warton en Pennsylvanie qui a écrit sur l' hydrogène en tant que carburant.

Mardi, Marshall - du Pentagone - a publié un communiqué qui dit, entre autres choses : "L'étude de Schwartz et Randall reflète les limites de l'information et des modèles scientifiques quand ils visent à prévoir les effets d'un brusque réchauffement planétaire. Malgré une évidence scientifique significative sur cette question, une grand part de ce que prévoit cette étude n'est que pure spéculation."

Keay Davidson, Chronicle Science Writer

www.sfgate.com © 2004 San Francisco Chronicle

Traduction bénévole du rezo des Humains Associés : RI, MR, E, JQS